Suivez nous !

Un tour du monde en plus de 80 jours.

CkoiCeBlog ?

Partir à la découverte du monde en mode routard, c'est ce que nous allons tenter de faire en 353 jours et au travers d'une quinzaine pays. Ce blog nous permettra de partager avec vous cette expérience grâce aux articles et photos que nous publierons mais aussi par le biais de vos commentaires.

Ouskonest ?


et après une quarantaine de jours en Australie, nous sommes aux Philippines depuis le 4 Février.

.

Photos : Australie : Côte Est

Cliquez sur l'image ci-dessous pour voir les photos prises lors la deuxième partie de notre voyage en Australie :

Australia - East Coast

A travers de la côte est de l'Australie

En contradiction avec mon image de l'Australie comme un pays sec et à moitié désertique, le climat à Cairns, où on a volé depuis Melbourne, est tropical : il ne manque ni la chaleur humide étouffante, ni les averses fulgurantes, ni, bien sur, les moustiques. Lors de la planification du voyage, on s'était préparés mentalement pour se faire bouffer par ces petites bestioles en Asie et en Amérique Latine, mais pour le moment c'est en Australie qu'on se fait perforer plus qu'un gruyère.

On est restés à Cairns quelques jours, le temps de nous empiffrer de fruits tropicaux, achetés pour une fois pas cher, et d'aller plonger sur la grande barrière de corail. On a eu de la chance, car même s'il a plu des cordes pendant la moitié de notre séjour, le jour où l'on a fait notre sortie maritime, il faisait très beau. On a donc pu faire nos plongées sous des conditions météo idéales nous permettant de bien apprécier les couleurs du corail.


C'était un vrai régal et nous ne nous attendions pas à faire des plongées encore plus belles. Mais en descendant vers le sud, on a plongée sur l'épave du Yongala et on n'en revient pas encore. Pour moi, le mot épave est synonyme d'un tas de fer rouillé au fond de la mer. Celle-ci, le résultat d'un naufrage en 1911, a été depuis couverte de corail et elle est habitée par ce qui semble être un million de poissons. C'est vraiment magique de flotter au milieu d'un nuage de poissons de couleurs différentes et de voir plus de gros poissons que dans ma trentaine de plongées cumulées: des serpents de mer, des tortues, des grosses demoiselles, des raies, des thons, des barracudas et même un mérou centenaire de la taille d'une Twingo. Point négatif, à la fin de la plongée, lors du palier de sécurité, une des instructrices s'est fait piquer à la main par une des méduses du type Urukandji, les plus dangereux, et a du être emmenée d'urgence à l'hôpital.

Toujours à bord d'un campervan, on a continué notre route vers le sud suivant les routes côtières, passant à côté de forêts, de plantations de canne à sucre, mangues et bananes. On a fait quelques détours pour aller voir des ornithorynques, dormir, pique-niquer ou faire trempette (top du top, sans risque de devenir le casse-croute d'un crocodile) dans les ruisseaux de quelques parcs nationaux. Et on a même pris le bateau pour faire des excursions d'un jour aux Whitsundays et à Fraser Island, et essayer de trouver la raison par laquelle leurs charmes sont chantés par autant du monde.

On est finalement arrivés à Brisbane, la capital de l'état du Queensland. Une ville assez vivante où, comme dans les autres grandes villes d'Australie qu'on a visité, le centre historique est parsemé de vieux bâtiments incrustés au milieu des tours. On a bien aimé s'y promener à pied et à bord des 'bateaux-mouches' qui parcourent la rivière et on y a profité pour aller dans un parc zoologique dans le but de voir un démon de Tasmanie vivant (la raison principale par laquelle cette île faisait partie de notre tout premier itinéraire, je peux mourir tranquille maintenant !).


Après plus de 2000 kilomètres parcourus depuis Cairns et à encore plus de 1000 kilomètres de Sydney, on s'est rendu compte qu'on avait sous estimé les distances dans ce pays, ainsi que le temps nécessaire pour les parcourir. N'ayant plus que 6 jours avant de devoir rendre le camping car, on a décidé faire l'impasse sur le nord de l'état de New South Wales et tracer la route jusqu'aux Blue Mountains, à l'ouest de Sydney, où on a passé nos derniers jours motorisés à visiter et faire un peu de trekking.

Et nous voilà, prêts à partir vers les Philippines dès demain, après une petite semaine dans cette ville charmante qu'est Sydney. On est très contents d'avoir laissé cette ville pour la fin de notre visite australienne, car on pense qu'on n'aurait pas apprécie dans la même mesure les autres grandes villes après le glamour de Sydney. C'était super d'avoir toute une semaine pour nous reposer après autant de jours au volant, et avoir le temps de visiter la ville en douceur, un petit peu chaque jour.

Bea

Photos : Australie : Victoria

Cliquez sur l'image ci-dessous pour voir les photos prises lors la première partie de notre voyage en Australie :

Australia - Victoria

Victoria en canpervan

A notre arrivé à Melbourne, une chaleur étouffante nous accueille et nous fait presque regretter la fraicheur de la météo Kiwi. Mais nous sommes contents et même curieux de découvrir ce pays-contient.

En fait, entre l'Australie et moi, c'est une longue histoire qui remonte à l'été 2000. A cette époque, je devais m'y rendre durant les vacances d'été mais, n'ayant pas encore la double nationalité, j'ai du faire une demande de visa à l'ambassade Australienne. Malheureusement, l'issue de ce processus fastidieux fut négative. Vous comprendrez aisément mon amertume, surtout que j'avais déjà le billet d'avion en poche. Avec le passeport de la bonne couleur, mon entrée chez les wallabies s'est fait sans encombre, même si j'avais envie de distribuer une tournée de bras d'honneur après notre passage au contrôle migratoire.


Nous nous sommes focalisés sur trois attractions majeurs de l'état de Victoria : Melbourne, sa capital, le parc national des Grampians et la « Great Ocean Road », route qui longe la coté à l'ouest de Melbourne. Quelques 1300 Km que l'on a effectué comme les escargots, en transportant notre maison avec nous, en l'occurrence, un campervan. Même si le confort y est sommaire, ça donne pas mal de flexibilité.

Notre première étape fut le parc national des Grampians, où le 25 décembre on s'est réveillé aux chants des cacatoès et des perroquets. Au saut du lit, on s'est retrouvé nez à nez avec avec des kangourous. La faune sauvage sera omniprésente lors de ce voyage, au point que lorsque nous étions plus tard sur la coté, à quelques brasses de la plage et seulement avec un masque et un tuba, on a vu une raie d'une envergure de 2m.

L'autre particularité de ce parc, ce sont les formations rocheuses de couleur rougeâtre sculptées par l'érosion. On y a randonné, traversant de canyons et le «bush» pour atteindre des balcons (pinacle) naturels avec des vues à couper le souffle. Un autre temps fort fut la visite du centre culturel de Brambuk qui comporte une exposition sur la triste histoire du peuple Aborigène qui peupla l'Australie, depuis au moins 40000 ans. Difficile de rester insensible à la discrimination et à l'assimilation forcée d'un peuple qui n'aura accès à la citoyenneté australienne que dans les années 1970.

Nos avons ensuite quitté l'intérieur des terres pour nous rendre à Port Fairy et commencer à parcourir la «Great Ocean Road». Dans cette partie du monde, décembre et janvier représentent les vacances d'été et le pays se déverse sur la coté où les vacanciers passent leur journées entre surf, plage, pèche et des allers-retours (dés le petit déj) à destination des barbecues publiques mis à disposition souvent gratuitement par les municipalités.


Nous avons donc parcouru cette côte, où les vagues sculptent sur les falaises en calcaire des formes impressionnantes auxquelles ont été donnés des noms comme les « 12 apôtres » ou encore « London Bridge » et qui prennent des couleurs magnifiques au coucher du soleil. Il faut juste arriver à faire abstraction des mouches ultra-agressives qui essayent de rentrer absolument dans vos narines.

Au 150° jour de notre voyage et surtout le 31 décembre, souhaitant assister à un feux d'artifice, on a pris la direction de Cobden, un petit village renommé pour son train miniature et sa fête de fin d'année. Par contre, ici c'est plutôt à 22h que l'on tire les feux d'artifice et l'ambiance est tellement relax que le compte à rebours vers la nouvelle année c'est fait avec 5 minutes de retard, car on ne trouvait aucun officiel pour le faire. Mais amis espagnols, rassurez vous : Bea, en bonne gardienne des traditions, avait tout prévu pour que les 12 raisins soit mangés en temps et en heure.


Notre terminus fut Melbourne, une ville agréable où nous avons rendu notre camper-van et fait du Couch-Surfing. Même si n'est pas la première expérience, je suis toujours aussi surpris d'être bien reçu par de parfaits inconnues.

Désolé pour cet article relativement long, mais on a tellement de choses à raconter alors que l'on manque de temps et que les connexions internet sont à des prix hallucinants (le pire : 6€ pour 30 min). En tous cas, on vous donne rendez-vous sur la côte est, que l'on parcourra de Cairns à Sydney et toujours à bord d'un campervan.

Karim

Lieux visités en Nouvelle Zelande





Voir nos déplacements dans une carte plus large

Photos : NZ : Suite

Cliquez sur l'image ci dessous pour voir les photos de la suite de notre voyage en Nouvelle Zelande :

NZ - North Island

Bye Bye Kiwiland

Notre dernier arrêt dans l'île du Sud fut Takaka, dans la région de Golden Bay, où mis à part des belles promenades dans la nature et un petit concert sympa au pub le samedi soir, il y avait une super ambiance à l'auberge de jeuneuse : il y avait le couple britannique qui gérait l'endroit pendant les vacances du proprio, le hippy néozélandais avec son gramophone et ses disques d'époque, l'espagnole qui venait de finir une semaine de 'woofing' dans une école de yoga perdue dans la montagne. Puis, comme partout en Nouvelle Zélande, des allemands et autres germanophones, dont certains sont partis chercher des moules dans la mer et sont revenus avec deux gros sacs avec lesquels on a fait une 'moule-party'.

Pour ceux qui n'ont jamais entendu parler du 'woofing', mon cas avant d'arriver ici, il s'agît d'un échange de travail, 3 à 4 heures par jour, contre le logement et les repas. Il y a des pages web spécialisées qui permettent de contacter les personnes qui proposent des activités et ceux qui en cherchent. Et ça marche à fond en Nouvelle Zélande où la vie est relativement chère et les voyageurs, spécialement lors de long séjours, s'en servent pour limiter les dépenses sans sacrifier complétement leur temps libre.

Ayant rendez-vous avec notre vol pour l'Australie à Auckland, on a traversée vers l'île de nord en ferry où l'on a continué notre découverte du pays. L'île du nord est plus plate, plus peuplée et moins sauvage que l'île du sud, mais elle nous a offert des expériences assez chouettes dont je pense que je m'en souviendrai encore à mon 100° anniversaire.


Napier, avec ses maisons art-déco et son air rétro, est l'une des villes qui mérite le détour par elle-même, plutôt que pour des attractions naturelles à proximité. Dans la ville de Roturoa, il y a tellement d'activité géothermique que même le parc municipal est parsemé de sources chaudes sulfureuses. Dans certain quartiers ça sent l'œuf pourri, mais avoir l'occasion de se baigner dans un ruisseau naturel où coule une eau assez chaude pour te faire tourner au rouge crevette-cuite au bout de 10 minutes, ou encore, nager dans un lac à l'eau tiède, vaux bien le dérangement des narines. Roturoa est aussi la capital 'Maori' de la Nouvelle Zélande, avec maintes d'offres de dîners suivis d'un spectacle traditionnel dont on n'a pas voulu profiter craignant l'attrape-touristes. Mais ça vaut le coup de visiter le petit village de Ohinemutu avec sa maison de réunion et une église anglicane aux gravures maoris assez sympas.

Pour nos 3 dernières nuits kiwis, on est revenus au bord de la mer, cette fois-ci dans les Coromandel, une petite péninsule pas trop loin d'Auckland. C'est le seule endroit où on a eu droit à une plage infestée de gens (ailleurs on a croisé en moyenne 3 personnes par plage, et encore j'exagère). Pourquoi autant de monde ici ? Le nom, Hot Water Beach (Plage d'Eau Chaude), donne la clé du mystère. En effet, une heure avant et après la marée basse, si on creuse un trou dans le sable, il y a de l'eau chaude qui jaillit. Ainsi, on peut se faire sa propre piscine thermale avec vue sur la mer. Après tous ses endroits à moitié désertiques, c'était rigolo de voir et entendre ce Babel de gens pelle à la main. Cerise sur le gâteau, on a même finit par trouver une jolie cascade dans une crique sous laquelle je me suis baignée.


Je me souviendrai de la Nouvelle Zélande comme un pays de rivières et ruisseaux, de lacs, de cascades et de sources thermales, à l'été tempéré et au climat instable, aux gens sympathiques et sans prétentions, aux nombreux oiseaux bizarres, aux prairies vertes et à la végétation luxuriante où ça ne m'aurait pas étonné trouver un 'hobbit' ou même 'Gollum'. J'aurais préféré de températures plus élevées pour un été, mais nous risquons d'en avoir plus que demandé en Australie, où il paraît que pendant l'été le soleil tape si fort que ça devient insupportable. Un moindre mal lorsqu'on apprend que l'Europe est sous la neige et même en Espagne on atteint les -15°C. A suivre.

Bea